“Science, progrès et croissance”

Contribution au débat ouvert lancé par la FMTS

Paris, le 13 mai 2011

Frederico Carvalho (Lisbonne, Portugal)

 

“It has become appallingly obvious

that our technology has exceeded our humanity”

Albert Einstein

Toute personne humaine ressent le désir de pourvoir aux besoins qu’elle considère comme nécessaires à une existence heureuse, dans d’autres mots, à bien vivre. Certains de ces besoins sont susceptibles d’être traduits en chiffres, comme la quantité de calories que l’on doit ingérer chaque jour pour se maintenir en bonne santé. D’autres ne sont pas quantifiables facilement ou pas du tout, dont les besoins affectifs, le respect et la considération reçus des autres membres de la société ou l’on s’insère, ou les besoins culturels de différentes natures. Il s’agit ici de biens immatériels dont la jouissance est aussi déterminante du bien-vivre.

Les notions de progrès et de croissance, ou ce qu’on considère par-là, sont étroitement liés aux conditions de vie de l’être humain en société. La science est un instrument, fruit d’un travail humain physique, intellectuel ou social, susceptible d’être utilisé pour la transformation du monde naturel, sociétés humaines comprises.

Dorénavant j’associerais au terme “progrès” le mot “social” et à “croissance” l’adjectif “économique”.