{"id":8746,"date":"2021-11-26T18:12:43","date_gmt":"2021-11-26T18:12:43","guid":{"rendered":"https:\/\/otc.pt\/wp\/?p=8746"},"modified":"2021-11-26T18:12:45","modified_gmt":"2021-11-26T18:12:45","slug":"projet-afrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/otc.pt\/wp\/2021\/11\/26\/projet-afrique\/","title":{"rendered":"PROJET AFRIQUE"},"content":{"rendered":"\n<p><!--more--><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/otc.pt\/wp\/?p=8674\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-2979\" src=\"https:\/\/otc.pt\/wp\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/portugal-162394_1280-e1525211698552.png\" alt=\"\" width=\"34\" height=\"22\" \/><\/a> <a href=\"https:\/\/otc.pt\/wp\/?p=8756\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-2900\" src=\"https:\/\/otc.pt\/wp\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/england-2906827_640-e1525209824996-1.png\" alt=\"\" width=\"39\" height=\"21\" \/><\/a><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 24pt;\"><strong><br \/>Appel pour un fonds d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la recherche en Afrique<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-size: 12pt;\">1- Le contexte international<\/span><br \/><\/strong><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Relever les d\u00e9fis qui se pr\u00e9sentent en ce XXIe si\u00e8cle \u00e0 l\u2019\u00e9chelle plan\u00e9taire et au niveau de chaque pays et de chaque continent demande une mobilisation accrue de l\u2019ensemble de l\u2019humanit\u00e9 prise dans toute sa diversit\u00e9. Cela reposera sur l\u2019apport des richesses (mat\u00e9rielles, intellectuelles\/immat\u00e9rielles&#8230;) de chaque population et de chaque soci\u00e9t\u00e9. A cette fin, la coop\u00e9ration et la solidarit\u00e9 doivent pr\u00e9valoir sur la concurrence et les \u00e9go\u00efsmes nationaux qui se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s avec acuit\u00e9 en cette p\u00e9riode de la pand\u00e9mie de la COVID 19. Dans cette perspective, les relations commerciales et financi\u00e8res internationales doivent \u00eatre refond\u00e9es et l\u2019organisation de la recherche scientifique, technologique et de l\u2019innovation doit \u00eatre profond\u00e9ment modifi\u00e9e.\u00a0<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Dans le contexte actuel de la globalisation, les pays peuvent difficilement s\u2019int\u00e9grer dans l\u2019\u00e9conomie mondiale et entrer en comp\u00e9tition sans une population \u00a0suffisamment qualifi\u00e9e et sans une recherche scientifique de haut niveau. Plus g\u00e9n\u00e9ralement, et quel que soit le contexte, l\u2019\u00e9ducation, l\u2019enseignement sup\u00e9rieur et la recherche scientifique sont des vecteurs majeurs de r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 et de d\u00e9veloppement \u00e9conomique. Ils apportent une contribution indispensable \u00e0 l\u2019expertise et aux comp\u00e9tences n\u00e9cessaires aux secteurs essentiels de la sant\u00e9, l\u2019\u00e9ducation, la bonne gouvernance, l\u2019environnement\u2026.<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Tous les pays, sans exception, ont donc des raisons imp\u00e9rieuses pour continuer d\u2019accro\u00eetre significativement le niveau moyen d\u2019\u00e9ducation de leurs populations, et d\u2019augmenter le volume, la pertinence et l\u2019efficacit\u00e9 de leur recherche scientifique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><strong>2- La situation de la Recherche en Afrique<br \/><\/strong><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Selon l&#8217;African Capacity Report 2017, publi\u00e9 par The African Capacity Building Foundation, l\u2019Afrique est globalement en train d\u2019augmenter ses capacit\u00e9s scientifiques, technologiques et d\u2019innovation. Cependant, la situation est loin d\u2019y \u00eatre satisfaisante. En effet, les retards pris en mati\u00e8re d\u2019infrastructures, d\u2019\u00e9quipements scientifiques et de valorisation des produits de la recherche sont r\u00e9els et lourds. A cela s\u2019ajoute la n\u00e9cessit\u00e9 de recruter des chercheurs en nombre suffisant et avec les qualifications acad\u00e9miques requises et de rendre la fonction de chercheur suffisamment attractive pour \u00ab attirer \u00bb les meilleurs sp\u00e9cialistes dans la profession, limiter la fuite des cerveaux et motiver les jeunes \u00e0 s\u2019orienter vers les carri\u00e8res scientifiques.<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Et de fait, l\u2019Afrique, qui repr\u00e9sente aujourd\u2019hui pr\u00e8s de 15% de la population mondiale, ne dispose que de seulement 1% des capacit\u00e9s de recherche de par le monde. A cela deux raisons essentielles \u2013 hors motifs institutionnels et politiques \u2013 l\u2019insuffisance des ressources humaines et un fort d\u00e9ficit en moyens financiers.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">2-1: Le d\u00e9ficit en ressources humaines<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">On estimait au milieu de la derni\u00e8re d\u00e9cennie que l\u2019Afrique ne disposait que d\u2019environ 80 scientifiques et ing\u00e9nieurs par million d\u2019habitants, lorsque ce nombre atteignait pr\u00e8s de 150 au Br\u00e9sil,\u00a0 2.500 en Europe et 4.000 aux \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique.<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Pour contribuer aux efforts de recherche scientifique des institutions pertinentes dont ils disposent d\u00e9j\u00e0, les pays africains ne forment qu\u2019un \u00ab\u00a0petit\u00a0\u00bb nombre de chercheurs potentiels. S\u2019y ajoute la fuite des cerveaux. Dans ce sens, l&#8217;Organisation pour la coop\u00e9ration \u00e9conomique et le d\u00e9veloppement (OCDE) estimait en 2011 qu\u2019un sur neuf scientifiques form\u00e9s en Afrique travaillait dans un pays de l\u2019organisation, notamment en Am\u00e9rique du Nord et en Europe. Et ce nombre va en augmentant en parall\u00e8le \u00e0 l\u2019accroissement g\u00e9n\u00e9ral des flux migratoires \u00e0 partir du continent. Ainsi, le nombre de migrants africains titulaires d&#8217;un dipl\u00f4me du sup\u00e9rieur qui ont migr\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger entre 2011 et 2016 serait de pr\u00e8s 450.000, soit un flux \u00e9gal \u00e0 90.000 par an.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">2-2\u00a0: Le d\u00e9ficit en financement<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">L\u2019une des raisons de cette \u00e9norme perte de forces vives par la recherche scientifique africaine est \u00e0 relier \u2013 en plus de motifs politiques, institutionnels ou relatifs au faible niveau de vie et \u00e0 l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 \u2013 \u00e0 l\u2019insuffisance des ressources financi\u00e8res mises \u00e0 la disposition des activit\u00e9s acad\u00e9miques et de recherche. Cela est illustr\u00e9 dans le tableau figurant en annexe portant sur la part du Produit int\u00e9rieur brut (PIB) consacr\u00e9e \u00e0 la Recherche-d\u00e9veloppement (RD) dans un \u00e9chantillon de 25 pays africains. Selon les donn\u00e9es figurant dans ce tableau, les d\u00e9penses en RD, en proportion du PIB, vont de 0.01% dans l\u2019un des pays les plus pauvres du continent, la Mauritanie, \u00e0 0,71 % au Maroc, 0,72 % en \u00c9gypte, 0,79\u00a0% au Kenya et 0,83% en Afrique du Sud, en passant par 0,03 % en Angola et 0,13 % au Nigeria (soit deux des plus riches pays p\u00e9troliers dans le monde).<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">La faiblesse de ces taux contribue aujourd\u2019hui aux \u00e9carts croissants de d\u00e9veloppement entre le continent africain et le reste du monde. Cela est \u00e0 mettre en perspective avec, par exemple, ce qui avait \u00e9t\u00e9 projet\u00e9 par l\u2019Union europ\u00e9enne au d\u00e9but de ce si\u00e8cle, dans le cadre de ce qui avait \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 la \u00ab Strat\u00e9gie de Lisbonne \u00bb qui stipulait, entre autres, que: <em>\u00ab Si l&#8217;on veut r\u00e9duire l&#8217;\u00e9cart entre l&#8217;Union europ\u00e9enne et ses principaux concurrents, l&#8217;effort global en mati\u00e8re de RD et d&#8217;innovation dans l&#8217;Union europ\u00e9enne doit \u00eatre fortement stimul\u00e9, et l&#8217;accent doit \u00eatre mis plus particuli\u00e8rement sur les technologies d&#8217;avant-garde. En cons\u00e9quence, le Conseil europ\u00e9en consid\u00e8re que l&#8217;ensemble des d\u00e9penses en mati\u00e8re de RD et d&#8217;innovation dans l&#8217;Union doit augmenter, pour approcher 3 % du PIB d&#8217;ici 2010. Les deux tiers de ce nouvel investissement devraient provenir du secteur priv\u00e9 \u00bb.<\/em><a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>La FMTS ne fait pas de cette strat\u00e9gie un mod\u00e8le, mais elle la combat, car elle contribue \u00e0 un syst\u00e8me mondial domin\u00e9 par la concurrence \u00e9conomique et financi\u00e8re et par le pouvoir exorbitant\u00a0 des entreprises multinationales. Cependant, les chiffres sont\u00a0 ici \u00e9loquents, bien que, l\u2019objectif de 3\u00a0% que s\u2019\u00e9tait fix\u00e9 l\u2019UE n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 atteint. En 2014<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>, la R&amp;D de l\u2019UE s\u2019\u00e9levait \u00e0 2\u00a0%, rattrap\u00e9e en cela par la Chine pass\u00e9e de 1,3\u00a0% en 2005 \u00e0 2,05\u00a0% en 2014, alors que les \u00c9tats-Unis en \u00e9taient \u00e0 2,7\u00a0% et le Japon \u00e0 3,6\u00a0%.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><strong>3- Un fonds pour la recherche en Afrique<br \/><\/strong><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Si l\u2019on veut v\u00e9ritablement prendre en compte les principaux d\u00e9fis auxquels les pays africains font face, qui sont \u2018\u2019l\u2019explosion\u2018\u2019 d\u00e9mographique, la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et sanitaire, le changement climatique, l\u2019employabilit\u00e9 des dipl\u00f4m\u00e9s et, plus largement, le d\u00e9veloppement \u00e9conomique, social et d\u00e9mocratique du continent, il est important de rechercher de nouveaux m\u00e9canismes de financement de la recherche en Afrique et, au-del\u00e0, de poser concr\u00e8tement la question des moyens financiers et humains et celle des\u00a0 dispositifs \u00e0 mettre en place.<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Consciente de ces d\u00e9fis et aussi des nouveaux enjeux comme des anciens, la FMTS propose la mise en place d\u2019un mode de financement innovant d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la recherche en Afrique. Cette proposition est non seulement n\u00e9cessaire, mais urgente pour le d\u00e9veloppement d\u2019une recherche de haut niveau, r\u00e9ellement pertinente et efficace dans ce continent. Il s\u2019agit l\u00e0, en effet, de l\u2019une des conditions majeures et n\u00e9cessaires \u00e0 la satisfaction des besoins des Africains et, au-del\u00e0, de l\u2019ensemble de l\u2019humanit\u00e9\u00a0: besoins de connaissance et de savoirs, besoins sociaux, besoins sanitaires, environnementaux et besoins de d\u00e9mocratie. Pour y parvenir, il importe que les universitaires et les chercheurs africains soient fortement impliqu\u00e9s dans les politiques de d\u00e9veloppement de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur et de la recherche en Afrique, \u00e0 travers les organisations r\u00e9gionales, sous r\u00e9gionales, nationales et locales. Dans cette perspective, nous promouvons et mettons en d\u00e9bat l\u2019id\u00e9e de la cr\u00e9ation d\u2019un fonds d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la recherche en Afrique, arrim\u00e9 \u00e0 l\u2019Union Africaine (UA).<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">L\u2019objectif de ce fonds est de financer tous les projets de recherche fondamentale et de d\u00e9veloppement cibl\u00e9s que les finances publiques des pays africains \u2013 en raison notamment de la grande pauvret\u00e9 de la plupart d\u2019entre eux &#8211; ne permettent pas de prendre en charge aujourd\u2019hui. L\u2019objectif sera aussi de financer l\u2019am\u00e9lioration de la pertinence des structures scientifiques et universitaires, ce qui exigera, dans certains cas, des ressources substantielles qu\u2019il ne faudrait pas n\u00e9gliger.<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Ce fonds serait articul\u00e9 autour de cinq grandes sous-r\u00e9gions et\/ou organisations sous r\u00e9gionales (Afrique du Nord, Communaut\u00e9 d&#8217;Afrique de l&#8217;Est, CEMAC, CEDEAO et Communaut\u00e9 de d\u00e9veloppement de l&#8217;Afrique australe). Il devrait \u00eatre con\u00e7u, mis en place et gouvern\u00e9 par des instances exclusivement africaines et aliment\u00e9 en premier lieu par les pays africains et par leurs partenaires au d\u00e9veloppement, intervenant sans contreparties politiques ou \u00e9conomiques (aux antipodes des plans d\u2019ajustement structurel impos\u00e9s par le FMI et la Banque mondiale).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><strong>4- Les apports d\u2019un tel fonds<br \/><\/strong><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Le premier int\u00e9r\u00eat d\u2019un tel fonds r\u00e9side dans sa souverainet\u00e9 exclusivement africaine qui permettrait \u00e0 l\u2019Afrique de poser elle-m\u00eame les v\u00e9ritables probl\u00e9matiques de recherche pour son d\u00e9veloppement et pour sa contribution au d\u00e9veloppement international, \u00e0 travers les chercheurs africains \u00e9tablis sur le continent, et en collaboration avec ceux de la diaspora et, plus largement, avec la recherche internationale.<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Le deuxi\u00e8me aspect positif d\u2019un tel fonds serait la mutualisation des moyens humains, mat\u00e9riels, logistiques et technologiques \u00e0 travers l\u2019institution ou l\u2019\u00e9largissement de grands centres r\u00e9gionaux de recherche et d\u2019enseignement sup\u00e9rieur sous forme de plateformes connect\u00e9es, avec des orientations\/objectifs sp\u00e9cifiques ( la protection des ressources halieutiques, la protection de la for\u00eat, la pr\u00e9servation de l\u2019eau, la lutte contre la d\u00e9sertification, la lutte contre les \u00e9pid\u00e9mies, etc.).<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Le troisi\u00e8me aspect positif serait la mise en place de conditions mat\u00e9rielles, institutionnelles et scientifiques v\u00e9ritablement attractives favorisant le retour (permanent ou p\u00e9riodique) de chercheurs africains en Afrique, attirant des chercheurs d\u2019autres continents et, plus largement, accroissant l\u2019attractivit\u00e9 des carri\u00e8res scientifiques sur le continent africain.<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Globalement, un tel fonds contribuerait au d\u00e9ploiement d\u2019un cercle vertueux (boucle de r\u00e9troactions positives) entre le d\u00e9veloppement scientifique et technique et le d\u00e9veloppement \u00e9conomique, social et environnemental.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><strong>5- La strat\u00e9gie op\u00e9rationnelle pour financer ce Fonds<br \/><\/strong><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Le fait d\u2019arrimer ce Fonds \u00e0 l\u2019UA doit contraindre les diff\u00e9rents pays africains \u00e0 adopter de v\u00e9ritables politiques de recherche pour le continent. Ainsi, chaque pays devrait progressivement augmenter son financement de la recherche avec l\u2019objectif d\u2019affecter au moins 2% (chiffre mis en d\u00e9bat) de son PIB \u00e0 la recherche, dont 1% (chiffre mis en d\u00e9bat) constituerait sa contribution \u00e0 l\u2019alimentation de ce Fonds. Il n\u2019est pas exclu que les partenaires au d\u00e9veloppement et la BAD puissent participer \u00e0 ce financement, mais sans contrepartie contraignante. Ce Fonds, qui en retour devrait b\u00e9n\u00e9ficier \u00e0 la R&amp;D et \u00e0 la population de chaque pays d\u2019Afrique, devrait \u00eatre r\u00e9parti entre les cinq sous-r\u00e9gions et organisations sous-r\u00e9gion ales d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9es, chacune ayant ses propres m\u00e9canismes de fonctionnement, de suivi et de contr\u00f4le adapt\u00e9s.<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">La politique de la recherche en Afrique doit avoir une coh\u00e9rence pyramidale traduite dans les lois d\u2019orientation de la recherche scientifique d\u00e9finies par chaque pays ainsi que dans les plans strat\u00e9giques de recherche \u00e9labor\u00e9s par chaque institution d\u2019enseignement sup\u00e9rieur et de recherche.<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Afin d\u2019accro\u00eetre les capacit\u00e9s financi\u00e8res publiques en Afrique, indispensables au d\u00e9veloppement des politiques \u00e9conomiques, sociales, \u00e9ducatives, de recherche\u2026, des taxes particuli\u00e8res, \u00e0 l\u2019instar de la taxe Tobin, doivent \u00eatre mises en place. Elles pourraient porter sur les industries extractives (notamment sur les produits miniers export\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e9tat brut), sur les entreprises de\u00a0 t\u00e9l\u00e9phonie, sur l\u2019exploitation des a\u00e9roports et des ports, sur les vols internationaux, sur les exportations de bois, sur les produits de la p\u00eache export\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e9tat brut, sur les transferts financiers \u00e0 partir de l&#8217;Afrique, sur les transferts de dividendes op\u00e9r\u00e9s au profit des entreprises \u00e9trang\u00e8res d\u00e9l\u00e9gataires de services publics, etc. ..<\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><strong>6- Un nouveau cadre mondial<br \/><\/strong><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">La pleine r\u00e9ussite d\u2019un tel projet d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la promotion et au renforcement\u00a0 de la recherche scientifique en Afrique requiert des changements importants dans les strat\u00e9gies et les objectifs de la recherche au plan mondial dont, notamment:<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">&#8211; La g\u00e9n\u00e9ralisation des politiques en faveur de la science ouverte;<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">&#8211; La garantie du droit \u00e0 la mobilit\u00e9 internationale de toutes les chercheuses et de tous les chercheurs et la rupture du contexte international actuel marqu\u00e9 par des politiques de plus en plus restrictives pour la circulation des scientifiques africains;<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">&#8211; L\u2019orientation privil\u00e9gi\u00e9e des politiques de recherche vers, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la recherche fondamentale, les probl\u00e8mes\/questions majeurs pos\u00e9s aujourd\u2019hui \u00e0 l\u2019humanit\u00e9 comme le r\u00e9chauffement climatique, la lutte contre les pand\u00e9mies, la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9, le d\u00e9veloppement des ressources renouvelables, la digitalisation des \u00e9conomies, etc\u2026<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">&#8211; La mise en place d\u2019un Fonds mondial pour la recherche, dont l\u2019un des objectifs serait de soutenir des fonds continentaux\/r\u00e9gionaux, tel que celui dont il est question dans cet appel, avec pour finalit\u00e9 le d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social durable.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Le Secr\u00e9tariat International de la F\u00e9d\u00e9ration Mondiale des Travailleurs Scientifiques<br \/><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">juillet 2021<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><strong>Annexe<br \/><\/strong><\/span><strong style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: revert; color: initial;\">D\u00e9penses gouvernementales en Recherche \u2013 D\u00e9veloppement en % du PIB\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-8748 size-full aligncenter\" src=\"https:\/\/otc.pt\/wp\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/tabela-Fr.png\" alt=\"\" width=\"554\" height=\"770\" srcset=\"https:\/\/otc.pt\/wp\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/tabela-Fr.png 554w, https:\/\/otc.pt\/wp\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/tabela-Fr-216x300.png 216w\" sizes=\"auto, (max-width: 554px) 100vw, 554px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><span style=\"font-size: 10pt;\">[1]<\/span><\/a><span style=\"font-size: 10pt;\"> Lire: <em>Recherche et innovation en France : surmonter nos handicaps au service de la croissance.<\/em> <a href=\"https:\/\/www.senat.fr\/rap\/r07-392\/r07-3923.html\">https:\/\/www.senat.fr\/rap\/r07-392\/r07-3923.html<\/a><br \/><\/span><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> <a href=\"https:\/\/ec.europa.eu\/eurostat\/statistics-explained\/index.php?oldid=390233\">https:\/\/ec.europa.eu\/eurostat\/statistics-explained\/index.php?oldid=390233<\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><\/div>","protected":false},"author":1,"featured_media":8740,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[31,114,5,105],"tags":[77,156,59,138],"class_list":{"0":"post-8746","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sc-soc","8":"category-federation","9":"category-noticias-diversas","10":"category-cat","11":"tag-ciencia-e-sociedade","12":"tag-fmtc-wfsw","13":"tag-francais","14":"tag-noticias"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/otc.pt\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8746","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/otc.pt\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/otc.pt\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/otc.pt\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/otc.pt\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8746"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/otc.pt\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8746\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8772,"href":"https:\/\/otc.pt\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8746\/revisions\/8772"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/otc.pt\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8740"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/otc.pt\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8746"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/otc.pt\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8746"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/otc.pt\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8746"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}